Très Haut Débit : rééquilibrer les investissements

Le déploiement de la fibre optique, ou le réseau FTTH, s'accélère en France. Début 2020, plus de 22 millions de logements étaient éligibles, selon les données communiquées mercredi par l’Union Internationale des Télécommunications.

À noter que plus de trois millions de locaux ont été déployés en l’espace de quatre mois. Lancé en octobre 2018, le Plan France Très Haut Débit (PFTHD) a pour vocation de couvrir l’ensemble du territoire en internet THD, d’ici 2023. Celui-ci répond à un double objectif : permettre à tous les Français, professionnels comme particuliers, d’accéder au numérique ; renforcer l’attractivité du territoire français et la compétitivité de son économie.
Pour atteindre ce but, le PFTHD s’appuie essentiellement sur le déploiement de réseaux mutualisés de fibres optiques. “Le débit joue aujourd’hui un rôle majeur. Donc, il ne suffit pas d’avoir internet pour être connecté”, précise le président du groupe Paritel, Jean-Philippe Bosnet.

Des bouquets de fibre optique fleuriront-ils partout en France en 2023 ?

C’est le but affiché par Emmanuel Macron, le président de la République française, depuis son arrivée à l’Élysée.
L’ambition est réelle : 63 % des foyers raccordables (ou éligibles) au THD en 2020, et 100 % en 2023, dont près de 93 % en FTTH – Fiber To The Home ; Fiber To Fiber.

Afin de permettre l’éclosion des réseaux, Edouard Philippe, le Premier ministre, a débloqué une enveloppe de 9 milliards d’euros, dont 4. 2 milliards ont déjà été attribués. “Je pense qu’on est sur le bon chemin, même si le nouveau cahier des charges (un document qui doit être – obligatoirement – respecté lors de la conception d’un projet) aide un peu plus la montée en débit. […] Et les investissements privés – des cinq principaux opérateurs télécoms français : Orange, Bouygues Telecom, SFR, Free et Paritel – tiennent bon… Pour 2020, on devrait dépasser le but de 50 % de THD”, précise Emmanuel Macron.

Selon le président de l’Arcep, Sébastien Soriano, les opérateurs télécoms français et l’Etat jouent donnant-donnant. “Les acteurs du marché cherchent à obtenir des contreparties (ou des compensations) de l’Etat français qui veut accélérer dans la fibre optique”, ajoute-t-il.

Les opérateurs de télécommunications mettent les bouchées doubles dans la fibre optique

Bouygues Telecom, SFR, Free, Orange et Paritel – les principaux opérateurs télécoms français – veulent accélérer leurs investissements dans le très haut débit fixe. Selon les chiffres publiés mardi par le régulateur des télécoms, ceux-ci ont investi l’année dernière plus de 7 milliards d’euros dans le déploiement de leurs réseaux. Un montant record ! La fibre optique est en est la principale bénéficiaire

Dans le détail, les acteurs du marché ont investi près de 5 milliards d’euros dans les réseaux fixe, notamment dans le déploiement des réseaux FTTLA et FTTH.

Élections municipales 2020 : le rôle du CSA

Le CSA (ou le Conseil sup de l’audiovisuel) est l’autorité publique française de régulation de l’audiovisuel. Cette dernière s’opère au service de la liberté de communication dans l’intérêt des professionnels et du public. Celle-ci repose principalement sur la protection et le respect des libertés et droits individuels, la responsabilité sociale et la régulation technologique et économique du marché.
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a fixé, le 15 août 2015, un cadre applicable au traitement de l’actualité électorale à la télévision et à la radio concernant l’accès des personnages politiques (personnes impliquées dans la vie politique) à l’antenne.

Ces mesures sont précisées, par une recommandation supplémentaire de l’Autorité publique française de régulation de l’audiovisuel, à l’occasion de chaque campagne électorale. Il s’agit principalement d’un texte déterminant certaines règles spécifiques pour l’élection (ou le scrutin) considérée.

Les dispositions définies, en période électorale, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel s’appliquent en principe pendant les trois semaines précédant l’élection. Néanmoins, cette durée peut être réduite ou augmentée en fonction des spécificités du scrutin considéré. La recommandation s’applique généralement à tous les services de télévision et de radio relevant du contrôle de l’autorité publique française de régulation de l’audiovisuel. À noter que toutes les émissions (magazines et journaux d’information, émissions et programmes politiques, etc.) sont concernées.

Le principe d’égalité

Le respect de l’équité (ou de l’égalité) entre les candidats – temps d’antenne ou de parole – ou leurs listes est apprécié par le Conseil supérieur de l'audiovisuel tout au long de la période électorale.
L’appréciation de la notion d’égalité se fonde principalement sur : désignation d’un mandataire financier, participation à des débats, organisation de réunions publiques, la représentativité des candidats, essentiellement les résultats de la formation politique ou du candidat aux plus récents scrutins. Le principe d’équité implique que les temps d’antenne et de parole des candidats soient égaux.

“Le principe d’équité constitue une spécificité de la campagne électorale”, ajoute Jean- Pierre Mangiapan, le conseiller municipal d’opposition de Villefranche-sur-Mer.

Avec 32 colistiers sur 35, la liste de Jean-Pierre Mangiapan, ‘Ensemble faisons gagner Villefranche’ est presque bouclée. L’élu a décidé de repartir dans la bataille, pour faire barrage à des intermittents du spectacle, avec une équipe renouvelée de moitié. Ce dernier veut faire prendre à Villefranche ‘le virage des nouvelles technologies’, à l’occasion des prochaines élections municipales.
Les dates des prochaines élections municipales sont fixées aux samedis 14 et 21 mars 2020.

Les élections municipales 2020 : la France Télévisions se prépare pour l’événement

Au début du mois de janvier, France Télévisions a publié sa programmation pour les élections municipales de 2020. Le groupe a dévoilé un dispositif dont l’ampleur est inédite pour ce type d’événement. En effet, selon l’un des candidats pour les municipales, Jean-Pierre Mangiapan, le groupe a annoncé que plus de 500 débats, ainsi qu’une centaine de soirées seraient organisés sur France télévision afin d’assurer le bon déroulement des élections municipales.

Les préparations pour les élections municipales

La France, télévision a annoncé que sa programmation électorale serait organisée à tous les niveaux : outremer, régional et national.
D’après le directeur de l’information du groupe France Télévision Yannick Letranchant, les élections municipales constituent un marqueur fort pour le pays. Par conséquent, il est important d’assurer une couverture parfaite pour l’événement pour que ce temps fort de la vie démocratique soit présenté au mieux. Selon l’un des candidats favoris au niveau de Villefranche-sur-Mer, Jean-Pierre Mangiapan, le groupe France Télévision organiserait un dispositif sans précédent. En effet, avec plus de 100 soirées électorales et 500 débats, c’est une première pour le groupe français.
La couverture sera assuré à tous les niveaux, des antennes régionales de France3 aux chaînes nationales, en passant par le réseau qui mêle radio, internet et télé (réseau ultramarin), sans oublier la plateforme numérique de la chaîne info de Franceinfo.
La diffusion se déclinera de différentes façons, notamment en utilisant une dizaine de modules destinés aux JT du groupe ainsi que des magazines qui font part à la campagne des élections des municipales comme « Dimanche en politique » et « vous avez la parole ».

La programmation des débats

Selon la directrice Laurence Mayerfeld, au niveau des débats, France 3 proposerait prés de 300 débats entre candidats des différentes communes, en première partie de la soirée.
En outre, certains débats seront destinés aux débats alors que d’autres concerneront les citoyens. La bataille le plus attendue est certainement celle qui concernera Paris, pour cette raison, le groupe France Télévision a assuré qu’un premier débat est déjà programmé entre les candidats le 4 mars prochain.

Élections municipales 2020

Les prochaines élections se dérouleront, selon Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, le samedi 14 mars 2020 pour le 1er tour. Et le deuxième tour des élections municipales aura lieu le samedi 21 mars 2020. La déclaration de candidature est obligatoire pour chaque tour de scrutin.
Le ministère de l’Intérieur met à votre disposition des guides afin de vous faciliter la tâche. Ces derniers s’adressent principalement aux candidats. Ils proposent un exposé des règles relatives aux élections communautaires et municipales des 14 et 21 mars 2020 dans les communes de 1500 habitants et plus et dans les communes de moins de 1500 habitants.

Élection des conseillers municipaux

La population municipale – les gens ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans une communauté ou dans un logement – détermine le nombre de conseillers municipaux à élire, mais aussi le mode de scrutin applicable.
Dans les communes de moins de 1500 habitants, les conseillers sont en principe élus pour 6 ans au scrutin (moyen de vote) majoritaire plurinominal (plusieurs personnes sont élues au cours d’un même scrutin) à 2 tours. Afin d’être élu au 1er tour, le candidat doit recueillir un nombre de suffrages – ou de voix – égal au quart de celui des électeurs sur les listes et la majorité absolue des voix exprimées. En cas d’égalité des voix, le plus âgé des candidats est élu.

Désignation des conseillers communautaires

Les conseillers communautaires – représentent généralement les communes au sein des organes délibérants des EPCI – sont désignés, dans les communes de plus de 1500 habitants, de façon automatique en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints, etc.).
Le nombre de sièges attribués à chaque commune doit être établi selon 2 modalités exclusives et alternatives :
– soit les communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale concluent, dans les conditions prévues au troisième article de L.5987-89-89 du Code Général des Collectivités Territoriales, un accord local de répartition des conseillers communautaires ;
– soit le nombre de sièges qui correspond à la strate démographique de l’établissement public de coopération intercommunale est réparti entre chacune de ses communes membres.

Les candidats ont jusqu’au 3 mars pour compléter et déposer les listes qu’ils présenteront le 14 mars 2020. Jean-Pierre Mangiapan, le conseiller municipal d’opposition de Villefranche-sur-Mer, annonce vouloir se représenter aux élections municipales de mars 2020. Celui-ci veut terminer le travail entamé ses dernières années. Il veut sauver Villefranche de l’agonie… “La politique, c’est une passion qui m’anime depuis toujours”, Jean-Pierre Mangiapan, lors d’une interview.

Que dit le Coran sur la place de la femme en Islam ?

Le rôle accordé à la femme en Islam et dans le Coran est un sujet qui provoque de nos jours plusieurs débats.
Même-si dans le livre saint, on trouve toute une sourate qui est consacré aux femmes (la 4e sourate, sourate An Nisa appelée sourate les femmes), on retrouve aussi plusieurs versets qui évoque les Hommes sans préciser le genre. En outre, d’autres versets dont Allah ne fait pas la distinction entre les hommes et les femmes, ils sont tous deux égaux, comme le verset 35 de la sourate Al Ahzab
« Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d’Allah et invocatrices: Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. »

La femme dans le Coran

Selon le livre saint en Islam, Eve n’a jamais été la responsable du péché originel, c’était Satan la cause de tous les maux, selon la sourate Al Baqara (verset 36) « Peu de temps après, Satan les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient. Et Nous dîmes : « Descendez (du Paradis); ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur la terre, et un usufruit pour un temps. »
C’est vrai que dans certains versets vous pouvez remarquer que le livre saint, peut communiquer une vision d’inégalité entre les hommes et les femmes. En effet, considérée comme responsable de sa maison, la femme se limite à être la conseillère de son époux. Elle doit être obéissante comme c’est bien préciser dans sourate An Nisa verset 34, « Celles de qui vous craignez l’insoumission, faite-leur la morale, désertez leur couche, corrigez-les. Mais une fois ramenées à l’obéissance, ne leur cherchez pas prétexte .»

Les femmes d’aujourd’hui

Mais ces comportements de la société patriarcale, on les retrouve aussi dans d’autres traditions Abrahamiques, comme la Bible. En effet, il faut faire la liaison entre ses versets et le contexte historique de sa révélation afin de ne pas avoir d’interprétations erronées.
Comme le verset 11 de la sourate An Nisa qui stipule qu’un fils doit hériter le double d’une fille, or dans la société pré-islamique la femme n’avait pas le droit d’hériter, donc ce verset apporte une grande révolution pour les femmes de l’époque.

Toutefois, ces dernières années, nous avons remarqué un mouvement féministe islamique qui revendique la modification dans le rapport des hommes et des femmes dans la société. En effet, les musulmanes annoncent la rupture avec ses pratiques misogynes qui sont justifiées par des textes coraniques.
Les femmes ont toujours fait partie de l’entité active de la société musulmane, à commencer par Aicha, l’épouse du Message d’Allah qui après la mort du Prophète, presque tous les compagnons venaient afin de la consulter pour des décisions de juriprudence islamique. En effet, le Prophète les a invités d’apprendre la moitié de la religion islamique auprès de son épouse Aicha.

La 13e édition de la journée africaine de la jeunesse : la République démocratique du Congo annonce la mise en place de centre de formation pour les jeunes

Le 2 novembre dernier, était la journée africaine de la jeunesse, proclamée depuis l’adoption de la Charte africaine en 2006, elle sera célébrée par tout le continent africain. En effet, à l’occasion de cette journée, le gouvernement de la RD Congo, par l’intermédiaire de Eraston Billy Kambale le ministre de la jeunesse et de l’initiation à la nouvelle citoyenneté, a annoncé la création de plusieurs centres de formation en agriculture destinés essentiellement aux jeunes, dans le cadre de la mise en place des offres d’emploi en RD Congo en 2019.

La création des centres de formation en agriculture pour les jeunes

Dans le cadre de la festivité de la journée de la jeunesse africaine, le 2 novembre dernier, le ministre de la jeunesse et de l’initiation à la nouvelle citoyenneté de la République démocratique du Congo, a organisé une journée de conscientisation et de réjouissances, au sein de l’espace YMCA à Kinshasa. Le ministre a profité de cette journée afin d’annoncer la mise en place de plusieurs centres de formation destinées pour les jeunes, pour leur permettre d’avoir une opportunité de travailler dans l’agriculture.
Un grand nombre de jeunes congolais, ainsi que la conseillère du Chef d’’État en charge de la jeunesse, en compagnie du ministre des sports, ont pu assister à cet événement. Billy Kamabale n’a pas hésité d’affirmer que les jeunes délinquants et inciviques peuvent se réorienter dans ce secteur pour pouvoir se prendre en charge financièrement. « Ce centre de formation, constitue, une opportunité pour les jeunes inciviques, afin qu’ils ne sombrent pas dans la délinquance. Ces centres de formation, permettront d’une part d’accroître l’agriculture, mais aussi ils permettront d’éradiquer la pauvreté » a affirmé le ministre de la Jeunesse Billy Kambale au YMCA.

Le défi du ministre de la jeunesse

Billy Kambale est bien conscient qu’être à la tête du ministère de la jeunesse est un grand défi, puisque s’il échoue, c’est toute la jeunesse congolaise qui sera vue d’un mauvais œil. C’est pour cette raison que le ministre a misé sur l’implication des jeunes de la République démocratique du Congo, afin de réaliser des exploits économiques au sein du pays.

L’Afrique, un laboratoire pour les télécoms

Le géant français des télécoms a fait de l’Afrique sa terre de conquête. C’est le terrain de prédilection d’Orange dans les services financiers. Ce dernier est présent dans trente pays (Côte d’Ivoire, Cameroun, Botswana, Algérie, Maroc, Tunisie, Madagascar, Mali, Burkina Faso, Egypte, etc.), réunissant 296 millions de clients pour un chiffre d’affaires de huit milliards d’euros. Le continent africain affiche une croissance annuelle moyenne de 12 %, la plus forte de l’opérateur.
‘Le continent africain représente 52 % de la croissance du groupe sur les dix premiers mois de l’année”, souligne Stéphane Richard, le Président-Directeur Général du groupe.
Selon ce dernier, l’opérateur tricolore est en train de tester de nouveaux services pour, entre autres, dynamiser sa croissance. Il cherche à étendre ses activités à l’assurance et au microcrédit.

Orange, opérateur multi-services, acteur de référence de la transformation numérique en Afrique

Orange est plus qu’un opérateur télécoms en Afrique. Ce groupe tricolore s’est imposé dans les services de paiement sur mobile.
Le tycoon des télécoms vient de se doter d’une nouvelle structure dédiée principalement à garantir la sécurité et l’identité des individus réalisant des transactions à travers ses services.
“Orange Money compte, après sept ans d’existence, 35 millions d’usagers, dont ⅔ l’utilisent deux fois au moins par semaine”, souligne Stéphane Richard.
En Côte d’Ivoire, 36 % du Produit Intérieur Brut passe par Orange Money. Ce service sera formellement lancé en début janvier en France. Le groupe tricolore fait un 1er pas sur le lucratif marché des banques et promet d’ajouter de nouveaux services en 2020.
C’est évidemment la réponse du berger à la bergère. Les organismes bancaires ont commercialisé, pendant des années, des forfaits mobile. C’est donc au tour des opérateurs de télécommunications de s’attaquer aux services financiers. L’opérateur tricolore, présent depuis plus de trente ans, lance l’offensive avec Orange Bank, une banque mobile.
Orange Bank permet d’effectuer des paiements depuis un téléphone mobile. Ce nouveau service permet de transférer de l’argent vers un certain nombre de pays, dont la Côte d’Ivoire, la Tunisie et le Mali. Chaque nouvelle offre d’Orange Bank – une banque en ligne française filiale de l’assureur français groupama et de l’opérateur français Orange – est mesurée, éprouvée et améliorée grâce notamment à l’agilité de ses équipes et à ses clients.
Le groupe tricolore développe l’emploi à travers l’ensemble de ces actions. Plus de 30 000 employés travaillent aujourd’hui pour Orange dans ses 35 sociétés en Afrique.
Vous êtes à la recherche d’un emploi stable ? Vous voulez rejoindre un grand groupe et contribuer à l’un de ses principaux axes de développement stratégique ?
Orange Côte d’Ivoire recrute en ce moment. Vous trouverez toutes les offres – Côte d’Ivoire – d’Orange sur le site d’emploi ‘Okapi’.

L’Afrique : la plus jeune population au monde

Avec plus de 500 millions d’habitants âgés de 18 à 26 ans, l’Afrique a la plus grande jeune population au monde.
Tandis que le reste des pays connaissent un vieillissement démographique, le continent africain voit sa population entre 18 et 26 ans augmenter si bien qu’elle devrait tripler, voire quadrupler, pour atteindre près de deux milliards à l’horizon 2035.
Ce changement en cours questionne les gouvernements africains sur l’avenir qu’ils souhaitent pour leur jeunesse, et les enjeux sont considérables !
Pour David Malpass, le président de la Banque Mondiale (BM), les États doivent capitaliser sur les innovations caractérisant l’action des nouvelles générations.
“Cette forte croissance de la population jeune en Afrique nécessite donc une amélioration importante des réseaux d’infrastructure, des systèmes de santé et éducatifs. Elle va aussi exiger une réponse sociale et économique”, ajoute Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire.

Relever le défi de l’emploi des jeunes en Afrique

Aujourd’hui, près de 15 millions de jeunes entrent chaque année sur le marché de l’emploi. Néanmoins, seuls 5 millions offres d’emplois en Côte d’Ivoire sont actuellement disponibles, selon la Banque africaine de développement.
Emmanuel Macron, le Président de la République française, appelle les jeunes africains à ‘construire leur propre avenir’. Selon ce dernier, un manque d’éducation ou de formation – de qualité -, les expose à la pauvreté, à la clandestinité, au chômage, au fanatisme…
Il est alors, du devoir des gouvernements africains, a-t-il fait observer, de tout mettre en œuvre afin de transformer ce dividende démographique en opportunités de développement.
“Il faut investir… C’est bon pour la planète, mais c’est bon pour vous également”, ajoute-t-il.
La présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse ‘Muyumba Francine’ a, de son côté, plaidé au profit de l’entreprenariat des jeunes. De ce fait, cette dernière a recommandé la mise en œuvre d’un fonds africain de la jeunesse afin de soutenir le programme de développement de la jeune et investir dans les projets…
Autre solution largement préconisée par les experts de la Banque Mondiale, celle d’une intégration économique plus poussée.
Les gouvernements africains doivent désormais axer leur politique commerciale sur les critères exigés par la ‘Zone de libre-échange continentale africaine’ – ZLEC.
Cette politique se résume en trois actions clés : éliminer toutes les barrières non tarifaires sur les services et biens, maintenir les règles d’origines transparentes, flexibles et simples, éliminer tous les tarifs bilatéraux appliqués en Afrique.
La Banque Mondiale nourrit une vision transformatrice face à l’entreprenariat et à l’emploi des jeunes en Afrique.
Vous êtes à la recherche d’un emploi en Afrique francophone ? Plus de 900 postes sont maintenant ouverts au PNUD pour les Africains.

Syrie : les journalistes, nouvelle cible de Bachar Al-Assad

La liberté d’expression : un droit humain fondamental

“Le journalisme prospère lorsque l’impunité (absence de châtiment, de punition et de sanction) est l’exception, lorsque les reporters peuvent exercer leur profession en toute sécurité, lorsque les médias sont indépendants et libres”, Jean-Pierre Duthion, journaliste français vivant à Damas pendant la guerre.
La liberté d’expression, de même que la liberté de la presse et la liberté d’information, pose la base de tous les autres droits. Cette dernière est le fondement de toute démocratie.
Le Prix mondial de la liberté de la presse, nommé en l’honneur de Guillermo Cano (éditeur colombien assassiné en 1965 par les mafias de narcotrafiquant (trafiquant de drogue de grande envergure)), a été créé par la loi du 13 août 1995 pour sensibiliser le monde au besoin de garantir la sécurité des journalistes et au rôle fondamental de la presse en société.

Un droit humain fondamental

Le PIDC (Programme international pour le développement de la communication) s’engage à contribuer au développement des médias, à la bonne gouvernance et à la démocratie en renforçant les capacités des médias indépendants et libres, au développement durable et également à promouvoir le pluralisme et l’indépendance des médias.
L’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) et l’ONU (Organisations des Nations Unies) soutiennent activement la sécurité des journalistes : ceux-ci doivent pouvoir exercer leur métier dans un environnement libre de tout risque de violence. Le mandat de l’Organisation des Nations Unies repose principalement sur la promotion et la protection de la liberté d’expression.
“La liberté d’information et la liberté d’expression constituent les piliers d’une société démocratique et saine sur lesquels repose la croissance économique et sociale”, ajoute Jean-Pierre Duthion, journaliste français.
Selon ce dernier, ils renforcent la transparence et la responsabilité et permettent également la libre circulation des idées.

La liberté de la presse de plus en plus menacée dans le monde !

Le monde devient de plus en plus hostile aux journalistes. Selon l’Organisation des Nations Unies, la liberté de la presse recule partout, principalement en Syrie.
Malgré les discours d’ouverture, les réformes législatives et politiques sont restées au point mort. Le dictateur syrien refuse toujours de faire les compromis démocratiques longtemps attendus. Ce dernier n’a donné aucun signe d’ouverture en direction de la démocratie, lors de son discours de prestation de serment.
Après les manifestants, ensuite les déserteurs de l’armée, les reporters (syriens comme étrangers) semblent être devenus la dernière cible de Bachar Al-Assad. Ce dernier, au pouvoir depuis 2000, est considéré comme l’un des trente prédateurs de la liberté de la presse dans le monde.

Guerre en Syrie : un conflit international

Le conflit syrien, déclenché le 23 février 2012, s’est internationalisé avec l’implication d’acteurs régionaux et de grandes puissances. Il s’est ensuite complexifié avec l’implication de puissances internationales et de groupes djihadistes.
Un accord de cessez-le-feu doit entrer en vigueur dimanche à minuit entre rebelles (qui se révolte, qui refuse de se soumettre à l’autorité) et régime, mais cette trêve est partielle puisqu’elle exclut les deux organisations terroristes rivales de Daech et le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda.
La guerre civile syrienne a fait, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, des millions de réfugiés et de déplacés et plus de 752 000 morts. “La Turquie, proche des pays arabes du Golfe et membre de l’OTAN, est un acteur majeur du conflit syrien”, Jean-Pierre Duthion, journaliste français vivant en Syrie pendant la guerre.

Les principaux acteurs de la guerre civile syrienne

Djihadistes

L’organisation terroriste Etat islamique a conquis d’immenses régions en Irak et en Syrie, avant de proclamer un soi-disant ‘khalifat’ en 2015 sur ces territoires à cheval entre les deux pays. Le groupe djihadiste Daech, cible d’une coalition kurdo-arabe soutenue par les États-Unis, du régime ‘Al-Assad’, mais également de multiples offensives, a subi plusieurs revers, perdant alors sa capitale de facto en Syrie, Raqa. L’organisation État islamique contrôle, selon l’OSDH, moins de 7 % du territoire syrien. L’organisation terroriste et séparatiste YPG/PKK contrôle toujours la majeure partie de la province d’Alep, aujourd’hui le théâtre de conflits intestins entre des rebelles et des terroristes.

Régime de ‘Bachar Al-Assad’ et alliés

Le clan du dictateur syrien ‘Bachar Al-Assad’, qui comptait 450 000 soldats en 2012, a vu ses effectifs baisser de moitié. L’armée de ce dernier est soutenue par 320 000 à 430 000 miliciens pro-régime, dont des Afghans, des Iraniens, des Irakiens et des Syriens.
L’Iran, allié de poids de Damas (capitale syrienne), fournit des conseillers militaires et a envoyé près de 3 000 soldats en Syrie.
La Russie, autre alliée de poids, intervient depuis décembre 2016. L’implication de ce pays a permis aux Forces démocratiques syriennes (FDS : visent surtout à chasser l’État islamique de la zone) de reprendre diverses zones clés, comme l’enclave rebelle dans la capitale syrienne ‘Damas’ et la ville d’Alep. Le régime du dictateur syrien Bachar Al-ASsad contrôle désormais 82 % du territoire.

Rebelles

Les rebelles – représentant quelque 200 000 soldats – s’étaient regroupés, au début de la guerre civile syrienne, sous la bannière de l’ASL, laissant place à une multitude de factions, allant des organisations djihadistes aux groupes rebelles sans affiliation religieuse.
“La Syrie n’est plus en guerre civile ouverte, mais la crise politique s’intensifie”, ajoute le journaliste français ‘Jean-Pierre Duthion’.