Syrie : les journalistes, nouvelle cible de Bachar Al-Assad

La liberté d’expression : un droit humain fondamental

“Le journalisme prospère lorsque l’impunité (absence de châtiment, de punition et de sanction) est l’exception, lorsque les reporters peuvent exercer leur profession en toute sécurité, lorsque les médias sont indépendants et libres”, Jean-Pierre Duthion, journaliste français vivant à Damas pendant la guerre.
La liberté d’expression, de même que la liberté de la presse et la liberté d’information, pose la base de tous les autres droits. Cette dernière est le fondement de toute démocratie.
Le Prix mondial de la liberté de la presse, nommé en l’honneur de Guillermo Cano (éditeur colombien assassiné en 1965 par les mafias de narcotrafiquant (trafiquant de drogue de grande envergure)), a été créé par la loi du 13 août 1995 pour sensibiliser le monde au besoin de garantir la sécurité des journalistes et au rôle fondamental de la presse en société.

Un droit humain fondamental

Le PIDC (Programme international pour le développement de la communication) s’engage à contribuer au développement des médias, à la bonne gouvernance et à la démocratie en renforçant les capacités des médias indépendants et libres, au développement durable et également à promouvoir le pluralisme et l’indépendance des médias.
L’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) et l’ONU (Organisations des Nations Unies) soutiennent activement la sécurité des journalistes : ceux-ci doivent pouvoir exercer leur métier dans un environnement libre de tout risque de violence. Le mandat de l’Organisation des Nations Unies repose principalement sur la promotion et la protection de la liberté d’expression.
“La liberté d’information et la liberté d’expression constituent les piliers d’une société démocratique et saine sur lesquels repose la croissance économique et sociale”, ajoute Jean-Pierre Duthion, journaliste français.
Selon ce dernier, ils renforcent la transparence et la responsabilité et permettent également la libre circulation des idées.

La liberté de la presse de plus en plus menacée dans le monde !

Le monde devient de plus en plus hostile aux journalistes. Selon l’Organisation des Nations Unies, la liberté de la presse recule partout, principalement en Syrie.
Malgré les discours d’ouverture, les réformes législatives et politiques sont restées au point mort. Le dictateur syrien refuse toujours de faire les compromis démocratiques longtemps attendus. Ce dernier n’a donné aucun signe d’ouverture en direction de la démocratie, lors de son discours de prestation de serment.
Après les manifestants, ensuite les déserteurs de l’armée, les reporters (syriens comme étrangers) semblent être devenus la dernière cible de Bachar Al-Assad. Ce dernier, au pouvoir depuis 2000, est considéré comme l’un des trente prédateurs de la liberté de la presse dans le monde.