Socialisme et communisme 

 

  Le Nord, le Parti communiste et l’union :

L’union de la gauche demeure la configuration partisane dominante dans laquelle s’inscrivent les municipalités à direction communiste sortante.

Pour la plupart, ces communes appartiennent à de très anciennes zones de force du Parti communiste, du bassin de l’Escaut à celui de la Sambre, au sud du département.

L’influence du Parti socialiste y fut souvent résiduelle même si, depuis quelques années de redressements spectaculaires se sont produits.

La gauche est solidement majoritaire au plus profond des crises politiques (européenne de 1984).

Nous sommes au cœur de ce qu’on appelait “une zone rouge”.

L’union s’y réalise d’autant plus facilement que les socialistes ne peuvent encore prétendre au challenge.

Le Parti communiste incarne encore la grande tradition industrielle et ouvrière.

Ici, la mine est fermée dès les années cinquante et la métallurgie régnait jusque dans les années soixante-dix.

Ravagée par la crise, hérissée de friches industrielles impressionnantes, cette région nourrit un puissant principe d’identification politique et culturelle au communisme.

Bastion parmi les bastions, le Valenciennois a enregistré, peut être un peu moins qu’ailleurs, l’érosion électorale du Parti communiste depuis dix ans, sans pour autant mettre en péril le seul vivier restant des élus communistes.

Trois des quatre députés communistes y furent élus en 1988 malgré un découpage des circonscriptions moins favorable qu’auparavant.

 

La stratégie d’union concernait par ailleurs quelques communes éloignées de l’épicentre communiste, dont deux appartenant, à la communauté urbaine de Lille (Seclin et Comines).

Les élections municipales servent ici, de témoin à deux titres : d’une part, elles permettent de mesurer au cœur du bastion, l’évolution de l’implantation électorale du Parti communiste, d’autre part, le PC détient là, l’essentiel de son armature partisane et de ses attributs organisationnels.

 

  Le Nord, le Parti communiste et la désunion :

Socialistes et communistes s’affrontent au premier tour dans 10 communes du département.

Le Parti communiste perd deux mairies au profit du Parti socialiste : Avesnes-lès-Aubert, où seuls les deux partis de gauche sont présents et Iwuy où les communistes devancés par les socialistes au premier tour participent à une liste d’unions au second tour en abandonnant la tête de liste.

Pour le reste, le Parti communiste se sort très bien plutôt de l’épreuve : à Cappelle-la-Grande, le PC élu au 83 au second tour passe au premier tour (+ 13).

Il progresse à Douchy (+ 10), à Fresnes-sur-Escaut, (où il fait mieux seul que l’union de la gauche en 1983), à Feignies (+ 11), et à Somain (+ 3).

À Dechy, où l’union de la gauche était seule en lice en 1983, le Parti communiste l’emporte dès le premier tour, avec 62 % des suffrages.

Enfin, le PC sort vainqueur de deux triangulaires de second tour à Maing et à Waziers.

 

    Quelques logiques politiques des évolutions électorales :

Le Nord affiche une formidable stabilité d’une élection municipale à l’autre. Seule l’abstention croît !

Le cumul des voix socialistes et communistes, reproduit à l’identique la consultation antérieure.

Le mouvement interne à la gauche se révèle quand on ventile la donnée globale en fonction des zones de force et de faiblesse du Parti communiste.

La gauche du Nord se porte mieux dans ces communes d’union, que dans les communes qui connaissent les primaires entre socialistes et communistes.

Cette prime à l’union se renforce par le fait que la gauche connaît ses progressions les plus nettes là où la droite se divise.

 

Critique du communisme :

Le conseiller actuel de Macron, Mathieu Laine, défend toujours dans ses chroniques, ses interviews, et ses ouvrages le libéralisme !

C’est pourquoi, il ne cesse de critiquer les Partis communistes !

 Mathieu Laine a tout résumé en disant que “Le communisme a échoué à déraciner le fait libéral”.