L’impact de l’information sur la performance des entreprises 

 

  L’information joue un rôle stratégique au sein de l’entreprise !

 

Au jour d’aujourd’hui, la production et l’échange d’informations sont devenus essentiels au fonctionnement des organisations productives, à celui des institutions sociales, ainsi qu’à la vie relationnelle d’une partie de la population, sans pour autant que cette évolution soit placée sous l’emprise du seul changement technique, ni qu’elle ait déjà contribué à bouleverser les traits fondamentaux des sociétés contemporaines.

 

C’est d’abord dans la sphère de la production de biens et de services, et dans l’acheminement des produits vers les consommateurs finaux que l’information est devenue une donnée fondamentale.

L’informationnalisation n’a pas suivi le cours rapide qui lui était assigné voici deux décennies et plus, par les publicistes annonçant la société post-industrielle.

Son émergence a été longue, et même si elle connaît depuis le début des années 90 une croissance nette, celle-ci est très inégalement distribuée selon les champs sociaux et professionnels ; et il est bien difficile de connaître son rythme d’avancée.

 

Tout se passe en effet comme si sa nature même intéressait moins que les canaux qu’elle utilise ou les matériels auxquels elle fait appel ; on lui porte intérêt lorsqu’elle concerne le “grand public”, c’est à dire une cible a priori non-captive, ou lorsqu’elle concerne des contenus dits “stratégiques” ou liés à la prise de décision, mais, pour l’essentiel, elle demeure comme un flux à la signification indécise ou secondaire (car portant surtout sur un domaine mi-public, mi-privé).

 

  Les rôles et les caractéristiques de l’information :

 

Or, ce qui est notable au cours de la dernière période, c’est :

– L’accélération de la vitesse de circulation des informations professionnelles et spécialisées ;

– L’accroissement régulier du volume de cette catégorie d’informations (un peu partout l’échange de données croît plus rapidement que la communication vocale) ;

– La transnationalisation des tendances précédentes (dans les pays dominants au moins, les frontières nationales ont vu leur importance se réduire fortement et les “communications internationales” constituent même l’essentiel des marchés ouverts à la concurrence et intéressant les nouvelles firmes de télécommunication) ;

 

  Opérateur de télécommunications :

L’informationnalisation, en tant que procès social à l’œuvre dans l’ensemble des champs sociaux et professionnels, concerne donc de près les opérateurs de télécommunications (Orange, Paritel, SFR, Bouygues télécom…).

 

Non pas seulement comme on a tendance à le dire un peu rapidement parce que les entreprises et les professionnels (en raison de l’importance croissante de leurs factures de communication) exercent une pression pour obtenir une baisse des coûts de base, mais surtout parce que les grands opérateurs (Orange, Paritel, …) se trouvent au centre d’une fonction sociale primordiale, tant du point de vue des échanges que du fonctionnement économique.

 

Contrairement à une appréhension encore dominante, les télécommunications ne sauraient aujourd’hui être réduites à la téléphonie vocale (même si au réseau commuté du téléphone, il importe de joindre la téléphonie mobile, qui connaît présentement des taux de croissance élevés ; elles ne contentent plus de connecter des interlocuteurs, elles sont à l’origine d’activités multiples, tissant des réseaux professionnels comme des réseaux sociaux, et surtout organisant, grâce à toute une gamme de services “intelligents”, des actions où la communication est difficilement dissociable de “contenus” diffusés ou programmés.

 

Au total, l’informationnalisation progressive de la société, ne remet pas en cause la nécessité d’un service public des télécommunications.

Mais, les mutations intervenues, et en cours, devraient amener à se poser la question des missions nouvelles d’un service public rénové.

L’informationnalisation et les télécommunications sont donc intimement liées !