Le travail décent au service du développement de l’Afrique

L’emploi des jeunes représente aujourd’hui l’un des défis les plus urgents pour les gouvernements africains. Au cours de la prochaine décennie, plus de 150 millions de jeunes africains accéderont au marché de l’emploi, soit quatre fois plus que le nombre d’emplois qui devraient être créés. Des dizaines de milliers de jeunes africains travaillent à ce jour dans des fermes familiales sans rémunération ou en échange d’une rémunération faible, ou occupent des travaux du secteur informel (avec un faible niveau d’organisation) qui sont généralement dangereux, peu rémunérés et précaires. L’effet des changements technologiques sur la quantité et la qualité des emplois est encore flou.

Afrique : au-delà de la lutte contre le chômage, comment créer des “emplois décents” ?

L’exploitation du potentiel des jeunes africains demeure au cœur des programmes des gouverneurs et des bailleurs de fonds. Même si cela a permis de mobiliser l’engagement politique et les ressources dans l’ensemble du continent, le problème de l’emploi chez les jeunes africains indique ainsi que les progrès ont été lents et fragmentés. “Des approches novatrices et inclusives sont essentielles afin de trouver des solutions durables qui pourront être mises à l’échelle, y compris des approches permettant de créer des débouchés économiques et de nouveaux offres d’emploi Congo Brazzaville pour les jeunes”, a ajouté David Malpass, le président du groupe de la Banque Mondiale.
Il est important de rappeler que plus de 75 % de la population africaine vit dans une pauvreté extrême avec l’équivalent de 2 dollars par jour. Il s’agit ainsi du niveau de vie le plus bas du monde. En revanche, l’écart entre les plus riches et les plus pauvres est, lui également, sans égal dans le monde.

Il est impératif pour les gouvernements africains d’établir les conditions essentielles pour assurer dans le continent une augmentation de la demande de travail permettant de répondre à l’accroissement attendu de l’offre. “Pour cela, il importe de créer un climat politique et économique favorable aux investissements étrangers porteurs d’emploi”, a affirmé Denis Sassou-Nguesso, le chef de l’Etat du Congo-Brazzaville.

Il faut passer des recommandations à l’action, et donc, aux réformes concrètes.
Le principe du travail décent est d’une grande utilité pour le continent africain. Aux prises avec les barrières dressées par un système inégal de règles économiques internationales et avec une immense pauvreté, cette dernière a 2 énormes tâches à accomplir : réduire la pauvreté et créer des emplois. Pourtant, il y a des raisons d’espérer.
Le travail décent et l’emploi productif sont des facteurs clés pour réduire la pauvreté et pour parvenir à une mondialisation équitable.