La presse écrite

 

Un survol de la presse écrite européenne permet de noter une remarquable diversité.

Certains pays ont une presse nationale vigoureuse (Royaume-Uni, Pays-Bas).

Dans d’autres pays, le marché des titres nationaux est relativement faible, alors que la presse régionale est particulièrement forte (France, Allemagne…).

Certains pays, ne possèdent pas de tabloïds quotidiens nationaux tapageurs (Pays-Bas, France, Italie), tandis que, dans d’autres pays, cette presse a les plus forts tirages (Suède, Royaume-Uni, Allemagne).

Le nombre de journaux vendus par milliers d’habitants diffère également sensiblement : de 472 en Suède, 320 au Royaume-Uni, et en Allemagne à 156 en France et 113 en Italie.

Certains pays ont une longue tradition de systèmes d’autorégulation (Suède), alors que dans d’autres, ce type d’organisme est relativement nouveau ou absent.

Les marchés de la presse écrite d’Europe occidentale ont été relativement stables au cours des dix dernières années.

Les changements ont évidemment été énormes dans les pays d’Europe centrale et orientale.

Dans cette région, les quotidiens traditionnels à très fort tirage, ont disparu ou ont changé leur ligne éditoriale et des centaines de nouveaux journaux ont été créés.

Il convient de garder à l’esprit ces différences pour explorer les options possibles dans le domaine de la réglementation.

Les pays ont souvent choisi de promulguer une réglementation précisément parce qu’elle était adaptée à la situation médiatique nationale.

 

  La presse écrite et les Partis politiques :

“Actuellement, aucun des grands quotidiens des Pays-Bas, ne présente d’inclination nette pour un parti politique particulier.

La presse suédoise était traditionnellement attachée aux Partis politiques, mais les liens se sont étendus ces dernières années.

Beaucoup de journaux ont changé leur bandeau pour souligner leur indépendance.

Au Royaume-Uni, le “désalignement” de la presse a fait dire à un commentateur : “Si les journaux ont un jour été les clients des Partis politiques et ont été possédés ou subventionnés par les financiers des partis, dans les années 1960, ce sont les politiques qui sont devenus les clients de la presse.”

Même si la plupart des journaux de la Grande-Bretagne, ont toujours des allégeances politiques et s’ils tentent pas d’être entièrement objectifs, ils sont souvent les plus féroces critiques du parti qu’ils sont censés soutenir.

Par exemple, The Guardian (pro-travailliste) a attaqué Tony Blair pour être trop vague et aller trop loin pour gagner des voix conservatrices avec la promesse de ne pas augmenter les impôts.

Le Daily Telegraph (pro-conservateur) a attaqué John Major pour n’être pas assez euro-sceptique.

En Europe centrale et orientale, les journaux fortement affiliés à un parti perdent rapidement leur lectorat.

Par exemple, Duma (pro-socialiste) et Demokratija (lié à l’UDF de tendance réformatrice) en Bulgarie, ont un tirage en déclin continu (respectivement de 660 000 et 420 000 en 1990 à 34 000 et 26 000 en 1997) et ils sont dépassés par les journaux “indépendants”.

La même chose se produit dans presque tous les pays de la région (y compris la Russie)”, Audrey Crespo-Mara, journaliste de LCI.

Avant sa carrière télé, Audrey Crespo-Mara, la présentatrice phare de la télévision française, a joué dans un spectacle écrit par Thierry Ardisson.