Investir dans les SOFICA

Soutenir le cinéma français et obtenir un avantage fiscal, voilà la promesse des SOFICA, ces fameuses sociétés de coproduction de films et de séries télévisées. Le marché du cinéma français est dorloté par les pouvoirs publics.

    L’avantage fiscal accordé peut vous permettre de faire des économies d’impôts – allant jusqu’à 20 000 euros avec certains investissements. Si l’investisseur conserve ses actions pendant neuf ans au moins, il profitera d’une réduction fiscale égale à 63 % des sommes investies, dans la double limite de 18 % de ses RNG – revenu net global – et de 33 millions d’euros par foyer fiscal. Les souscripteurs de parts de SOFICA bénéficient, en revanche, une augmentation du plafond annuel des dépenses fiscales, qui est ainsi porté à 35 millions d’euros.

     Accessibilité

  Les actions se vendent généralement en quelques jours, à partir du mois de mai. En 2019, quinze SOFICA – on cite notamment A Plus Image 8 (conseillée par la société de gestion A Plus Finance), Cinécap 3, Cinémage 14, Indéfilms 8, Manon 10 – ont été agréées, pour une enveloppe de 98 600 euros à collecter. Cette enveloppe est à collecter avant le 31 décembre 2019, a annoncé le Ministre du Budget. L’Autorité des Marchés Financiers et le CNC viennent d’attribuer une enveloppe de 25 millions d’euros à la SOFICA d’A Plus Finance. Cette dernière est membre de l’ARS. Elle est un acteur majeur de cet environnement depuis plus de dix ans.

   Rentabilité

  La rentabilité de ces fameuses sociétés peut excéder le seuil des 12 % l’an, mais à condition que les séries ou les films financés soient de gros succès. Généralement, quand on investit dans une société de coproduction de films et de séries télévisées, on ne récupère pas la totalité – uniquement 75 %, voire 82 % – de sa mise à la sortie. La faute aux lourds frais de gestion du produit. Comment expliquer tandis que le rendement moyen avoisine 7. 6 % l’an ?

   Cependant, la réduction fiscale compte pour beaucoup. Celle-ci reste l’atout principal de ces sociétés puisqu’elle permet de bénéficier d’une minoration d’impôt sur le revenu. Les recettes des entrées en salles – couloirs de recette ou droits à recettes – peuvent ainsi faire la différence.

  En 2018, les entrées dans les salles ont atteint 500 800 euros. Il suffit de quelques superproductions – films ou séries réalisés à grands frais – pour que la société vous restitue 95 % de votre mise au bout de huit ans, et booste – renforce – alors la rentabilité à plus de 12 % l’an. Mais gare : un bide commercial peut vous faire perdre de l’argent !