Investir dans la forêt : une rentabilité assez intéressante pour les investisseurs en France

Selon le président de la société de gestion indépendante A Plus Finance, Niels Court Payen, le marché des placements dans les forêts est en pleine forme. En effet, depuis 2015, le prix moyen des forêts a enregistré une augmentation de 2.8 %, avec une transaction estimée à plus de 4 000 euros l’hectare, faisant de ce type de marché un placement assez intéressant pour les épargnants français.

Pourquoi investir dans la forêt ?

Selon le PDG de la société forestière de la caisse des dépôts, la forêt constitue depuis ces dernières années un placement assez intéressant pour les investisseurs français, surtout aprés la fixation du taux de rentabilité du livret A à 0.75 % par an. En effet, comme a expliqué le responsable, dix hectares de forêt, assurent une rentabilité bien supérieur aux autres placements d’épargne.
Certes, le marché à repris sa forme depuis 2015, puisque les prix des forêts ont enregistré une augmentation de 2.8 %, offrant une valeur moyenne de 4 040 euros l’hectare, toutefois, il existe une disparité assez importante entre les biens, allant de 650 euros à 11 700 euros l’hectare.
Durant la période allant de 1997 à 2015, le prix des forêts a enregistré une augmentation en passant de 5900 euros le prix maximal du hectare à 11 730 euros l’hectare.
En outre, selon la société de gestion indépendante A Plus Finance, avec l’augmentation des prix, le nombre des transactions ont aussi augmenté à hauteur de 6.4 %. Malgré que les surfaces échangées ont enregistré une baisse passant de 113 100 hectares à 109 300 hectares.

Les acquéreurs

Les investisseurs dans les surfaces forestières sont en grande majorité des particuliers qui ne possédent aucune activité agricole. En effet, ces derniers représentent 53 % des acheteurs.
Selon la société forestière qui s’occupe des 20 % des transactions des parcelles ayant plus de 100 hectares, l’investissement dans la forêt constitue pour la plupart des investisseurs particuliers une valeur de refuge. En effet, la forêt constitue pour eux un actif de diversification qui offre un avantage fiscal assez intéressant.
D’où l’accroissement de la demande qui dépasse amplement l’offre. Puisque très souvent, les propriétaires des biens forestiers gardent cet actif pour leurs enfants. Devant la baisse de l’offre, les prix devront se poursuivre à augmenter surtout pour les beaux massifs.
En outre, la société forestière a affirmé qu’il existe une forte demande pour les petites surfaces de moins de 5 hectares. En effet, les acquéreurs qui sont généralement des personnes qui habitent dans la campagne, désirent investir dans des terrains qui leur permettent d’avoir plus facilement du bois de chauffage.