Et voilà ! Enfin, nous pouvons vous annoncer la sortie de Silvio Blues, une pièce de théâtre écrite directement en français et en italien par Andrea Marcelli, Italien établi en France depuis douze ans. Dans cette pièce, il imagine un Silvio (Berlusconi) chassé du pouvoir, retranché dans un piano-bar, avec ses derniers fidèles.
On ne sait pas forcément, en France, que dans sa jeunesse, Silvio a chanté sur des bateaux de croisière. Son pianiste était alors ce même homme, le bien nommé Fedele, qui est par le suite toujours resté à son service.
Silvio déchu n’a plus qu’une obsession : chanter. Il redevient chanteur de charme, manière habile de s’exprimer sans avoir à s’expliquer, fuite en avant dans le futile pour mieux se voiler la face…
Brillamment écrite, cette pièce au rythme effréné est une satire mordante à lire en chantonnant.
Mention également pour le collage de couverture, signé Willy Ollero, effectué à partir d’une photo de Silvio jeune.
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Silvio après la chute… sur le banc des accusés d’une parodie de télé-réalité, quand une pseudo-révolution met en pratique, sous ses paillettes cathodiques, le proverbe italien de “chiodo schiaccia chiodo”. En proie à la nostalgie, assailli par sa harpie de mère, harcelé par sa femme, giflé par sa fille, Silvio est à la fois odieux et attendrissant, petit pantin désarticulé, abandonné de tous sauf de son fidèle Fedele. Silvio a le blues… et l’Italie swingue, emportée par la valse sans fin du pouvoir, et la plume endiablée et trempée d’acide sulfurique d’Andrea Marcelli. Si révélateur de la tragédie qui secoue l’Italie, que l’on en pleurerait. Avec Marcelli, on préfère en rire…