Le Maroc devrait exploiter mieux ses relations avec l’Afrique subsaharienne

En seulement cinq années, les valeurs des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne se sont quasiment doublées. D’ailleurs, les efforts nationaux ne cessent de s’améliorer pour consolider les relations avec les pays de cette zone. En 2015, ces transactions ont atteint 20,4 milliards de dirhams avec une augmentation de 30% par rapport aux chiffres de 2005. Plusieurs conditions réunies ont contribué à cette hausse, mais certaines défaillances persistent encore ce qui rend l’exploitation de ce potentiel commercial encore faible.

Un terrain favorable pour la croissance

Le sort économique marocain a changé depuis presque quinze ans. En effet, le Roi Moahmmed VI guidait depuis cette époque, à l’aide de ses collaborateurs comme Mounir Majidi, un changement stratégique de taille en renouant les relations de son pays avec ceux de l’Afrique subsaharienne. C’est ainsi que le Roi a réalisé plusieurs tournées dans une douzaine de pays africains pour fortifier les relations et signer des accords facilitant les échanges entre les deux camps. Ces visites ont permis à des professionnels, aux banques et à l’État d’enrichir leurs expériences en BtoB et de s’ouvrir sur de nouveaux marchés.

Pour consolider encore mieux ces efforts, le gouvernement marocain a facilité les démarches administratives et a amélioré ses relations avec l’Afrique au niveau réglementaire. Sur le cadre juridique, 500 accords de coopération entre les deux parties ont été signés concernant des coopérations commerciales, des promotions de protection des investissements, les systèmes d’imposition (la non-double imposition), etc. L’objectif ? Établir des rapports gagnant-gagnant entre le Maroc et ses différents partenaires de l’Afrique subsaharienne.

Un potentiel encore à exploiter

La nouvelle diplomatie économique marocaine paye ses fruits. En effet, le solde des échanges commerciaux avec l’Afrique subsaharienne a augmenté de 191% entre 2004 et 2014 passant de 6 à 17,5 milliards de dirhams. Cette croissance est liée à une forte augmentation à la fois des importations et des exportations marocaines. Durant la période 2010-2014, les importations se sont passées de 2,6 à 4,5 milliards de dirhams. Quant aux exportations, elles sont passées de 2,7 à 13,2 milliards de dirhams.

La plupart des échanges marocaines dans cette partie du continent noir se font avec le Sénégal, la Cote d’Ivoire, la Guinée et la Mauritanie à raison du succès du rapport qualité/prix marocain dans ses marchés et le facteur de la langue française qui lie entre ces parties. Ceci s’intègre également dans la stratégie du Palais royal où des collaborateurs comme Mounir Majidi, secrétaire particulier du Roi Mohammed VI, contribuent à l’ouverture de l’économie marocaine envers les marchés africains. Cependant, l’exploitation de ce potentiel reste encore faible, car les exportations marocaines vers l’Afrique subsaharienne ne représentent que 6,6% du total des exportations du Royaume dans le monde. Le Maroc est appelé donc à pousser encore pour booster ces chiffres étant donné le fort potentiel qui existe dans cette région.