L’assurance-vie risque-elle de perdre son attractivité ?

Commercialisée par toutes les compagnies d’assurance française, dont FIliassur, Allianz, Axa et autres, l’assurance-vie est devenu un produit qui pose beaucoup de problèmes quant à sa performance dans les années à venir.  La situation s’est encore dégradée avec la remontée des taux d’intérêt en Europe qui influence sur les rendements attendus par les souscripteurs. Décryptage.

L’assurance-vie a toujours profité du taux d’intérêt

Même si la situation n’est pas aussi alarmante qu’on le croyait, il faut rester toujours vigilant. En effet, les données de 2016 affirment que ce produit reste toujours attractif. Dans son ensemble, l’assurance-vie a collecté 134,7 milliards d’euros durant cette année, enregistrant une légère baisse par rapport aux données de 2015, mais ceci n’a pas influencé la collecte nette des prestations versées – malgré sa baisse par rapport à l’année précédente – qui reste toutefois dans le vert. Du côté de l’encours des contrats, l’année 2016 a enregistré une hausse de 3% de ce chiffre qui a atteint 1632 milliards d’euros.

Durant les trois dernières décennies, l’assurance-vie a toujours été le produit qui bénéficie le plus de la baisse des taux d’intérêt. On parle notamment des contrats en euros que les assureurs comme Filiassur et compagnies l’offraient toujours avec des taux de rendement élevés grâce à la mutualisation inter-temporelle que l’assurance-vie opère dans les différents contrats. Avec la baisse des taux d’intérêt, l’assurance-vie offrait à ses clients un rendement supérieur ce qui a fait d’elle, le produit numéro un du secteur.

L’avenir de l’assurance-vie en doute ?

Toute a commencé aux Etats-Unis où les taux d’intérêt ont enregistré une tendance haussière. En Europe, la remontée est aussi quasi-certaine ce qui risque d’inverser la situation quant à l’assurance-vie. Ainsi, le mécanisme de la mutualisation jouera désormais en faveur de ce produit. Ainsi, le rendement des actifs détenus en stock nécessitera plus de temps en comparaison avec le rendement courant des actifs. Les placements alternatifs, toujours défavorisés quand les taux d’intérêt sont en baisse, seront ainsi en avantage jusqu’à ce que la situation retrouve sa voie normale.
Cependant, l’assurance-vie n’a pas à trop s’inquiéter, car les analystes pensent que si la remontée des taux ne connait aucun dérapage inflationniste ou perte de contrôle et si le nouveau taux atteint sera proche de lui d’avant la crise, l’assurance-vie restera toujours aussi attractive grâce à son traitement fiscal avantageux qui lui permettra de proposer toujours de bons rendements.