Difficulté financière d’entreprise : Le cas Acteon

Depuis la crise financière de 2008, l’économie mondiale a connu une période très difficile durant laquelle plusieurs changements se sont imposés. Certains secteurs ont été touchés plus que d’autres et plusieurs entreprises ont trouvé du mal à survivre. Dans le secteur de l’industrie médicale, un secteur à fort potentiel, une société a donné l’exemple en sa façon de faire passer la tempête. Il s’agit du groupe bordelais Acteon, spécialisé dans l’équipement de santé dentaire et de l’imagerie médicale. Décryptage.

Les fonds américains au service d’Acteon

Certaines entreprises trouvent du mal à gérer leur expansion. C’est le cas du groupe Acteon, né en 1991 suite à une fusion entre Satelec et Pierre Rolland, deux filiales du groupe Sanofi. La fusion a fait gagner le groupe en améliorant ses chiffres et le rendant l’un des plus performants de son marché. La société s’agrandit et le changement du statut en passant d’une PME à une entreprise d’envergure mondiale n’aide pas à hausser le rendement. Avec les retombés de la crise financière, la période entre 2012 et 2015 assiste à une stagnation de l’activité du groupe.

Le groupe français se dirige vers les Etats-Unis, un pays où il réalise la majorité de ses ventes, pour lever des fonds. En 2014 ? le fonds Bridgepoint entre dans le capital de la société et entame la reconquête du marché. Pour ce faire, le groupe fait confiance à l’expertise de son PDG, ingénieur en physique & chimie et titulaire d’une expérience de 17 ans dans de grands groupes pharmaceutiques et de santé entre l’Europe et les Etats-Unis.

Un plan social et des objectifs ambitieux

Le groupe Acteon délocalise ses activités sur cinq usines entre les sites de production et les laboratoires de recherche et développement, ainsi que 17 sociétés qui opèrent sous sa tutelle. Il est présent dans plusieurs pays tels que la France, l’Italie, l’Allemagne et les Etats-Unis. Avec une telle taille, le groupe a lancé un plan de réorganisation pour unifier les procédures et règles sur toutes ses filiales.

Grâce à ce plan social, l’entreprise a conservé la majorité de ses emplois et a recruté plusieurs profils. « Nous avons recruté massivement ces derniers mois, et malgré les départs, nous sommes désormais plus nombreux qu’à mon arrivée », reconnait la PDG du groupe. En outre, Acteon a repris sa croissance en capitalisant un chiffre d’affaires de 138 millions d’euros en 2015, soit une hausse de 16% par rapport à 2014. Ceci laisse les dirigeants ambitieux de nouveau : l’objectif est désormais de clôturer l’année 2016 avec un chiffre d’affaires de 177 millions d’euros et de passer à 300 millions d’euros à l’horizon 2019.